

Au cours de son séjour à Fontenay, Rabelais apprend le grec et entre en contact avec Guillaume Budé. Secrétaire de Geoffroy d'Estissac, évêque de Maillezais, il fera de ce lieu le modèle de l'abbaye de Thélème.
Gérard de l'Espée, marchand drapier luthérien, est brûlé à Fontenay.
Calvin, venu prêcher à Poitiers, gagne à la Réforme nombre d'étudiants et de professeurs.
Première fontaine classique en France : celle des Quatres-Tias, à Fontenay. Elle inaugure une extraordinaire floraison architecturale.
Première imprimerie à Fontenay.
L'église réformée est organisée à Fontenay par des pasteurs venus de Genève.
Réunis à Pouzauges, les gentilshommes huguenots du Bas-Poitou déclarent vouloir détruire la Babylone papistique ; l'intolérance réciproque mène à la guerre, dès 1568.
Prise de Fontenay par les protestants.
La Popelinière, de Sainte-Gemme-la-Plaine, rédige la première histoire impartiale des guerres de religion, dont il a été l'acteur et le témoin.
Le Fontenaisien Barnabé Brisson publie le Code Henri, qui clarifie la législation royale.
Le chef protestant Agrippa d'Aubigné prend Maillezais, où il rédige une grande partie de son œuvre.
Henri de Navarre, futur Henri IV, mène campagne en Bas-Poitou.
François Viète, de Fontenay, pose les bases de l'algèbre.
Les ligueurs bretons du duc de Mercœur massacrent 28 réformés à la Brossardière, près de La Châtaigneraie.
Par l'Édit de Nantes, Henri IV impose la coexistence religieuse ; Talmont, Beauvoir et La Garnache deviennent des places de sûreté protestantes.
Édit de Henri IV, qui confie à un ingénieur hollandais, Humphrey Bradley, l'assèchement du marais Poitevin, ruiné par les guerres de religion.


Richelieu, évêque de Luçon. Il a 23 ans.
Création à Luçon, par Richelieu, d'un des premiers séminaires de France.
Richelieu fait paraître son Instruction du chrétien, dédiée à ses diocésains de Luçon.
Louis XIII écrase les protestants de Soubise dans les marais de Riez.
Pierre Siette, ingénieur et géographe du roi, crée la Société de dessèchement du Petit-Poitou, qui fait appel à des capitaux hollandais, parisiens et poitevins.
Premières dragonnades de l'intendant Marillac à l'encontre des protestants bas-poitevins.
L'annonce par l'intendant Foucault de la conversion totale du Poitou sert de justification à la révocation de l'Édit de Nantes ;
l'émigration de l'élite protestante est une catastrophe économique.
Premières assemblées protestantes clandestines dite du désert.
Mort à Saint-Laurent-sur-Sèvre de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, canonisé en 1947.
L'intendant de Blossac ouvre à Fontenay la rue Royale, parallèle à la rue des Loges.
L'édit de tolérance rend officiellement un état civil aux protestants.


L'Assemblée vote la disparition des servitudes et des privilèges.
La Déclaration des droits de l'homme proclame la liberté individuelle et l'égalité en droits, posant ainsi en France les fondements de la modernité politique.
Constitution civile du clergé, qui sera désormais élu et devra prêter serment à la Constitution.
Premiers troubles en Vendée contre la Constitution civile du clergé.
Processions nocturnes et apparitions dans les Mauges. Les commissaires envoyés par l'Assemblée constatent l'exaspération du bocage.
Exécutions populaires à Paris d'environ 1 400 prisonniers, prêtres, politiques, Suisses, délinquants, fous et enfants confondus.
Premières échauffourées à Cholet contre la levée d'hommes.
Refusant la levée d'hommes, plusieurs paroisses se soulèvent. L'administration de la Loire-Atlantique fait déjà état de plus de 20 000 insurgés.
Pétitions vendéennes réclamant le respect des principes de 89.
À l'annonce de l'insurrection massive des Mauges, l'Assemblée décrète que tout révolté sera mis à mort dans les 24 heures. La suite prouvera que les Montagnards, en créant une guerre civile, entendent ainsi faire tomber les Girondins.
Prise de Fontenay par les Vendéens.
La guerre en Vendée a permis de dégarnir la Convention des troupes qui la protègent, tandis que les Montagnards conservent sur place les volontaires qui leur sont favorables. Une insurrection contraint les députés à décréter l'arrestation des principaux Girondins.
Sur la foi d'une (fausse) lettre anglaise, l'Assemblée décide de détruire la Vendée et d'en déporter les vieillards, les femmes et les enfants.
La loi des suspects instaure le terrorisme d'État.
"L'inexplicable Vendée" devenue le "creuset où s'épure la population nationale" (Barère).
Battus à Cholet, 40 000 insurgés avec autant de non-combattants passent la Loire. Début de la Virée de galerne. Bonchamps, mourant, fait libérer 5 000 prisonniers républicains.
Turreau est affecté à l'armée de l'Ouest.Commandant en chef le 28.
À Nantes, l'église Sainte-Croix devient le siège de la société populaire Vincent-la-Montagne et l'évêque constitutionnel y renonce à la prêtrise. La nuit même, 90 prêtres sont noyés. La Convention, avertie, ne réagit pas.
Carrier prévient le Comité de salut public qu'une nouvelle noyade, de 53 prêtres, va avoir lieu deux jours plus tard.
Carrier annonce au Comité de salut public qu'il va donner l'ordre d'achever d'incendier la Vendée et d'en tuer tous les habitants.
Carrier fait noyer 129 prisonniers de droit-commun, dont la plupart attendaient leur jugement.
Carrier ordonne de guillotiner sans jugement 24 puis 27 Vendéens, dont plusieurs femmes et enfants.
Nouvelle noyade à Nantes de 360 personnes. Celles qui suivent sont difficiles à dater. En tout, elles concernent peut-être 5 000 personnes, toutes non jugées.
Ce qui reste de l'armée vendéenne est écrasé dans les marais de Savenay.
Turreau demande au Comité d'approuver son plan d'anéantissement de la Vendée par 12 colonnes.
Turreau demande au Comité de salut public s'il doit également exterminer les femmes et les enfants. Pas de réponse.
Ordre de marche des colonnes infernales, complété par l'instruction du 19 : il faut tout exterminer. Elles vont faire plusieurs dizaines de milliers de victimes et relancer la guerre.
Turreau assure au Comité du salut public que l'extermination est en voie d'achèvement.
Le Comité de salut public répond enfin à Turreau : ses mesures sont bonnes et ses intentions pures, mais il attend les résultats pour juger.
Rappel de Carrier, qui "a eu des formes dures" contre les patriotes.
Devant la Convention, Carrier justifie la politique d'extermination des Vendéens.
Aux Lucs, la colonne de Cordellier extermine 564 personnes, dont 110 enfants de moins de huit ans. Cette tuerie apparaîtra d'autant plus emblématique, que la liste des victimes a été conservée.
Turreau remplacé par Vimeux.
La loi du 22 prairial, qui inaugure la Grande Terreur, supprime les dernières garanties juridiques. Carrier est chargé de la deuxième lecture.
Fouché, Collot, et d'autres terroristes renversent Robespierre.
Procès des bourgeois nantais que Carrier avait expédiés à Paris. Ils sont triomphalement acquittés.
L'acquittement des notables nantais provoque l'ouverture du procès du comité révolutionnaire de Nantes, puis celui de Carrier.
Exécution de Carrier et de deux de ses complices, les autres sont relaxés.
L'entrevue de la Jaunaie aboutit à une suspension des hostilités.
Capturé à la Chabotterie, Charette est exécuté à Nantes. Fin de la guerre de Vendée.
Après un emprisonnement de 14 mois, Turreau, blanchi par un tribunal militaire, est applaudi à sa sortie par la foule.
Nouveaux troubles.


Signature du Concordat, complété le 8 avril 1802 par la loi d'organisation des cultes. Le nombre des évêchés est réduit à cinquante ; le territoire de la Vendée est rattaché au diocèse de La Rochelle.
Du refus du Concordat par Mgr de Coucy naît la Petite Église.
Louis-Marie Baudouin (1765-1835) fonde les Ursulines de Jésus et les Enfants de Marie.
Napoléon décide le transfert du chef-lieu à La Roche-sur-Yon et le percement de routes.
Passage de Napoléon en Vendée.
L'insurrection royaliste contre le retour de Napoléon ne mobilise guère les Vendéens.
Dans une France royaliste, les notables libéraux de Vendée envoient constamment à la Chambre une représentation " de gauche ".
Pierre Monnereau (1787-1856) fonde la Congrégation des sacrés cœurs de Jésus et de Marie.
Marie-Caroline, duchesse de Berry, tente de soulever la Vendée pour mettre son fils le comte de Chambord sur le trône de France.
Le suffrage universel révèle un Bocage et un marais vendéen légitimistes, une Plaine et un marais poitevin républicains. Une géographie électorale appelée à se durcir lors des offensives anticléricales de la IIIe
République.
Premières conserveries sur la côte vendéenne.
Ouverture de la liaison ferroviaire Nantes-La Roche-sur-Yon.
Les Sables d'Olonne, station balnéaire.
Offensive contre les écoles congréganistes, très nombreuses en Vendée. La question scolaire devient l'enjeu central des luttes électorales.
Législation Ferry-Goblet instituant la laïcité des programmes de l'enseignement primaire public et de son personnel.
Le cardinal Lavigerie appelle les catholiques à se rallier à la République.
L'encyclique Rerum Novarum pose les bases du catholicisme social.


Loi sur les associations, qui contient sous son titre III des dispositions anti-congréganistes.
Loi Combes qui décide de la fermeture des dernières écoles congréganistes. Cette loi a peu d'effet en Vendée, la presque totalité des écoles des sœurs étant déjà fermées.
Loi de séparation de l'Église et de l'État.
Les Inventaires provoquent de graves troubles.
La guerre enlève à la Vendée 5 % de sa population (3,5 % pour le reste de la France).
Le Vendéen Georges Clemenceau président du Conseil.
Migration de nombreux agriculteurs vers le Sud-Ouest.
Benjamin Rabier, né à la Roche-sur-Yon, dessine La Vache qui rit.
Guilbaud disparaît en mer. L'Arc-en-Ciel de Couziret décolle.
Jean Yole publie Le Malaise paysan.
Création de la JAC en Vendée.
Tournage de la Terre qui meurt, premier film français en couleurs dans des décors naturels (Sallertaine)
Les troupes allemandes pénètrent en Vendée.
Suppression de la législation anti-congréganiste du début du siècle.
Des enfants juifs accueillis à Chavagne-en-Paillers.
Gaston Chaissac s'installe en Vendée.
À Berlin, le Vendéen Jean de Lattre de Tassigny reçoit pour la France la capitulation allemande.
Des agriculteurs et des artisan industrialisent le bocage. Début du " miracle économique " vendéen.
Mort de Jean Yole, chantre de la Vendée (né en 1878).
La loi Debré met fin à la " guerre scolaire ".
À l'initiative de Philippe de Villiers, création du spectacle du Puy du Fou.
William Christée crée les arts florissants..
Départ du premier Vendée Globe, qui consacre l'industrie nautique vendéenne.
Aux Lucs, Soljenitsyne réitère son admiration pour les Vendéens, précurseurs selon lui des résistances russes au totalitarisme.
Ouverture de l'historial aux Lucs-sur-Boulogne.
