Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 75 DE LA SÉPARATION À LA « DIOCÉSAINE » destinée à convaincre le nouvel évêque de l’attachement des Vendéens à l’InstiWXWLRQ 5LFKHOLHX D¿Q TX¶LO UHYLHQQH VXU OD GpFLVLRQ GH VRQ SUpGpFHVVHXU Ce moment voit ressurgir l’importance des tractations passées lors du projet GH UDFKDW GH 5LFKHOLHX $WKDQDVH &KDERW VXSpULHXU GH 5LFKHOLHX SUR¿WH GH OD consécration épiscopale de Mgr Garnier à Nevers, le 21 juillet 1916, pour lui remettre un mémoire de défense du maintien de Richelieu. Selon lui, Mgr Catteau Q¶DYDLW SDV VWDWXp HW YRXODLW ODLVVHU © OH VRLQ j VRQ VXFFHVVHXU GH UpJOHU O¶D̆ DLUH ª Il propose plutôt de bâtir le Grand séminaire à partir de la maison Biré70, située à proximité de l’évêché. Les laïcs se mobilisent également : dès le 16 août, Mgr Garnier reçoit de la part du baron de Maynard un mémoire du comité paroissial de /XoRQ HW GH O¶8QLRQ GHV FRPPHUoDQWV HQ IDYHXU GH OD FRQVHUYDWLRQ GH 5LFKHlieu, avec l’idée principale que Richelieu est issu d’une fondation perpétuelle pour une œuvre scolaire, et ne peut donc être dévié de ce but. Le mémoire est remis directement, probablement pour éviter le conseil épiscopal, favorable au transfert71. Le représentant de l’Union des commerçants de la Ville de Luçon se manifeste à plusieurs reprises auprès de Mgr Garnier, et l’assure d’un « contrat moral » passé entre Mgr Catteau et la délégation de l’Union : l’évêque aurait ainsi déclaré : « Si j’achète Richelieu, je ferai reconstruire à Luçon le Grand séminaire. Mon rêve serait aussi d’acheter cette maison [l’évêché] où tant de souvenirs nous rattachent et de laisser ainsi à mon successeur une situation nette72. » L’impératif d’éviter toute compromission auprès de la préfecture aurait alors empêché d’établir une attestation écrite de cet engagement, au grand dam du maire de Luçon. L’association des anciens de Richelieu écrit encore en décembre 1916, et un nouveau mémoire de défense est adressé par le comité paroissial et l’Union des commerçants en août 191773. En novembre 1917, cette dernière fait établir un procès-verbal sur l’honneur sur le contrat moral passé avec Mgr Catteau74. La PRELOLVDWLRQ QH IDLW FHSHQGDQW SDV LQÀpFKLU OD SRVLWLRQ GH O¶pYrTXH V¶LO SUHQG acte des paroles de Mgr Catteau de juin 1913, il assure que ce dernier a pris une autre décision par la suite. La démission du baron de Maynard du conseil curial en février 191875 peut alors être lue comme la conclusion d’un désaccord irrésolu entre la hiérarchie épiscopale et une partie de l’élite locale. Le dénouement de 70. Maison située au 1 rue des Chanoines, à Luçon. 71. ADL, 7L6/2, Mémoire du comité paroissial de Luçon et de l’UCVL, rédigé le 7 août et remis le 16 août 1916 par le baron de Maynard à Mgr Garnier. Le baron de Maynard faisait partie des catholiques mobilisés en 1908 pour signer un bail de location de l’évêché à la place de Mgr Catteau. 72. ,ELG , Lettres de l’UCVL à Mgr Garnier, 30 août puis 11 octobre 1916. 73. ,ELG , Mémoire du comité paroissial et de l’UCVL du 31 août 1917. 74. ,ELG , PV sur l’honneur des représentants de l’UCVL du 18 novembre 1917. 75. ,ELG , billet du baron de Maynard à Mgr Garnier, 14 février 1918.

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