Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 77 DE LA SÉPARATION À LA « DIOCÉSAINE » association se mette en place82. Conformément à l’impératif hiérarchique de l’Église, l’association est aux mains de la direction diocésaine : le conseil d’administration est présidé par l’évêque, et est constitué des vicaires généraux, du chanoine-chancelier et du supérieur du Grand séminaire83. Après un trimestre de lancement poussif, le processus de récupération de la propriété des presbytères s’enclenche à l’automne 1926. Dans l’exercice 1926-1927, l’association a accepté l’attribution de 19 presbytères84. À plusieurs reprises, l’association diocésaine ODQFH GHV FDPSDJQHV GH GRQV SRXU ¿QDQFHU OH UDFKDW GH SUHVE\WqUHV85 /H SUR¿O GHV SURSULpWDLUHV GHV SUHVE\WqUHV UpFXSpUpV HVW VLJQL¿FDWLI SDUPL OHV SUHVE\- tères, 12 propriétaires sont des ecclésiastiques (dont Mgr Mignen, alors évêque de Montpellier, ancien secrétaire de Mgr Catteau), et 3 sont des aristocrates. Le presbytère de la paroisse de Notre-Dame-du-Bon-Port, aux Sables, est transmis par l’Association des œuvres paroissiales des Sables86, et un terrain est vendu j /D 5RFKH VXU <RQ SDU TXDWUH WRQWLQLHUV D¿Q G¶\ FRQVWUXLUH XQH pJOLVH87. Ainsi, ces restitutions à la hiérarchie épiscopale sont le fait d’acteurs catholiques, qui ont servi de secours individuels pour un diocèse privé de personnalité morale. Au regard des près de 300 presbytères comptabilisés en 1905, cette vague d’atWULEXWLRQV V¶DYqUH PRGHVWH HW UHQG FRPSWH GHV DFWHXUV OHV SOXV ¿GqOHV GH O¶pYrFKp De même, comme le signale la Semaine catholique du 17 octobre 1926 aux diocésains, les fondations de messe, qui ont été l’objet de vifs remous lors de la crise de la Séparation88, peuvent être attribuées par les bureaux de bienfaisance municipaux à l’Association diocésaine. En 1928, l’association récupère 4 fondations, et demande la récupération de 40 autres89. Ces fondations prennent la forme de rentes sur l’État, et constituent l’essentiel des revenus de l’association. (Q H̆ HW KRUPLV OHV LPSRUWDQWHV VRPPHV SRQFWXHOOHV UpFROWpHV SRXU OHV DFTXLsitions, les comptes annuels témoignent d’une activité économique faible, à l’équilibre, bien que croissante au fur et à mesure de la récupération des fondations. Ainsi, alors que dans un premier temps l’association avait déclaré vouloir payer les impôts des immeubles récupérés, elle revient sur sa décision en 1930, IDXWH GH PR\HQV ¿QDQFLHUV /HV FXUpV UpFXSqUHQW DORUV OD SULVH HQ FKDUJH ¿VFDOH 82. ADL, AL1/1, Statuts de l’association diocésaine, avril 1926. 83. ADL, AL1/2, registre du conseil d’administration (CA), séance du 15 avril 1926. 84. ADL, AL1/3, registre des assemblées générales, séance du 7 juin 1928 portant sur l’exercice 1926-1927. 85. À l’image du presbytère de Vix acheté 40 000 francs en 1929, ou celui de Saint-Martin-de-Fraigneau en 1930. ADL, AL1/2, séances du 5 août 1929 et du 6 décembre 1930. 86. ADL, AL1/2, séance du 21 mai 1927. 87. ,ELG , séance du 21 juin 1927. Il s’agit de l’église du Sacré-Cœur. 88. Guillaume Cuchet, Le Crépuscule du purgatoire, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 2020 (1re éd. 2005), 442 p., p. 334-344, « La crise des fondations de messe (1906-1910) ». 89. ADL, AL1/3, séance du 11 juin 1929 portant sur l’exercice 1928.

RkJQdWJsaXNoZXIy MzIzNjg2Mw==