Les « diocésaines ». 1924-2024 43 LES ASSOCIATIONS DIOCÉSAINES ET LE MONDE POLITIQUE le moyen d’associations diocésaines et amener les âmes à des dispositions de plus HQ SOXV SDFL¿TXHV HQ GHKRUV GH WRXW HVSULW GH SDUWL36 ». Ces mêmes diocésaines se trouvent en arrière-plan de l’allocution du président Gaston Doumergue, qui rappelle le souvenir de Domenico Ferrata, le nonce du Ralliement37, Cerretti étant présenté comme étant « son digne successeur et le continuateur direct de VD PLVVLRQ SDFL¿FDWULFH WRXUQ>p@ FRPPH OXL YHUV O¶DYHQLU >«@ YRXV DYH] DFTXLV Monsieur le Cardinal, le sens du réel et le goût des réalisations, et vous étiez ainsi tout préparé à apprécier l’évolution démocratique de la France moderne38 ». Bien loin d’être anecdotique, l’entourage, qui assiste à la cérémonie puis au déjeuner à l’Élysée, permet aussi de saisir l’ambiance retrouvée et la raison de l’évocation publique des associations diocésaines par l’ablégat, avec l’accord du PLQLVWqUH GHV $̆ DLUHV pWUDQJqUHV HW GH OD 3UpVLGHQFH GX &RQVHLO RQ \ YRLW $ULVWLGH Briand, Philippe Berthelot et Louis Canet, tous trois liés directement aux négociaWLRQV DYHF 5RPH %ULDQG OXL PrPH DYDLW WHQX j IDLUH PRGL¿HU DLQVL OH FpUpPRQLDO qui honorait l’autorité républicaine tout en se pliant aux demandes romaines : « [L]e cardinal Dubois, après avoir salué le Président de la République, prendra la barrette des mains de l’Ablégat et l’imposera au cardinal Cerretti incliné devant le chef de l’État […]. Le cardinal Cerretti ôte sa barrette et salue M. le Président39. » Mais la cérémonie élyséenne masquait une situation politique délicate, où les associations diocésaines restent encore un sujet potentiellement compliqué à O¶$VVHPEOpH &¶HVW DLQVL TX¶j OD ¿Q GX PRLV GH GpFHPEUH /RXLV &DQHW UHQG FRPSWH d’échanges qu’il a eus avec le cardinal Cerretti, relevant qu’un élargissement aux autres associations confessionnelles était indispensable : « M. Canet a reçu hier à 5 heures ½ la visite de Mgr &HUUHWWL >«@ (Q¿Q 0gr Cerretti est revenu à la question des diocésaines qui, comme on le sait, lui tient particulièrement à cœur. M. Canet lui a répondu que la situation politique intérieure n’avait sans doute pas permis à Monsieur Briand de prendre aucune décision. […] Si, par conséquent, RQ LQVpUDLW GDQV OD ORL GH ¿QDQFHV XQ DUWLFOH DQDORJXH j O¶DUWLFOH GH OD ORL GH ¿QDQFHV GH FH QH VRQW SDV VHXOHPHQW OHV DVVRFLDWLRQV GLRFpVDLQHV TXL HQ SUR¿WHUDLHQW PDLV DXVVL OHV FXOWXHOOHV SURWHVWDQWHV40. » Consacrant un petit article au départ du cardinal Cerretti, après avoir ironisé lors de la célébration élyséenne survenue en même temps que l’encyclique Quas Primas sur le Christ Roi, le journal Le Radical relevait, le 7 avril 1926, 36. C’est nous qui soulignons. AMAE, 112CPCOM/28, f. 200, traduction du discours de l’ablégat (2e), 21 décembre 1925. 37. Domenico Ferrata, « Mémoires ». Ma nonciature en France, Paris, Spes, 1922. 38. AMAE, 112CPCOM/28, f. 203, texte de l’allocution de Gaston Doumergue, 21 décembre 1925. 39. Ibid., f. 166, télégramme d’Aristide Briand à Jean Doulcet, « Barrette du nonce », 8 décembre 1925. 40. Ibid., f. 208-209, Louis Canet, note pour le Président du Conseil, 29 décembre 1925.
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