Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines » et leurs évolutions dans le cadre de la politique gallicane de l’État Brigitte BASDEVANT-GAUDEMET Les « diocésaines ». 1924-2024. CVRH, p.45-58 Dans cet ouvrage, Jacques-Olivier Boudon a traité des encycliques GravisVLPR Ṙ FLL PXQHUH et 0D[LPDP JUDYLVVLPDPTXH1. Voyons quelle fut l’évolution des associations diocésaines, dans le cadre d’une politique étatique qui restait encore parfois teintée de gallicanisme. Je n’aborderai pas la ORL FRQIRUWDQW OHV SULQFLSHV GH OD 5pSXEOLTXH du 24 août 2021, étudiée dans la suite de ce volume, par plus compétents que moi. Au cours des décennies ici retenues, le droit franoDLV GHV UHOLJLRQV EpQp¿FLD G¶XQ FOLPDW OH SOXV VRXYHQW DSDLVp GX PRLQV GHSXLV les années 1920, jusqu’à un passé récent. Par le terme de gallicanisme2 on a coutume de désigner la doctrine selon laquelle s’étaient organisées les relations entre l’Église catholique et la monarchie en France, sous l’Ancien Régime. En parler encore aujourd’hui semble un pur anachronisme. Pourtant, le gallicanisme présente des aspects divers et a laissé d’importantes traces, tant dans les idées politiques que dans notre droit. 'qV O¶$QFLHQ 5pJLPH OHV Gp¿QLWLRQV GX JDOOLFDQLVPH pWDLHQW PXOWLSOHV 2Q SDUODLW G¶XQ JDOOLFDQLVPH UHOLJLHX[ Ḋ UPDQW OD VXSpULRULWp GX FRQFLOH JpQpUDO sur le pape et se distinguant d’un gallicanisme politique, défendant l’autorité du roi de France sur l’Église de France pour les questions relevant du temporel, lequel recouvrait de très larges domaines. À l’intérieur du royaume, les objectifs poursuivis n’étaient pas identiques pour tous: gallicanisme royal, gallicanisme épiscopal et gallicanisme parlementaire avaient chacun leurs thèmes privilégiés. 1. Par l’encyclique *UDYLVVLPR RI¿FLL PXQHUH du 10août1906, PieX répète son refus de reconnaître des associations cultuelles et la condamnation de la loi de 1905 qu’il avait déjà prononcée dans l’encyclique 9HKHPHQWHU 1RV; par l’encyclique 0D[LPDP JUDYLVVLPDPTXH du 19 janvier 1924, Pie XI rétablit les relations diplomatiques avec la France et accepte la création d’associations diocésaines. 2. Pour une vue d’ensemble du gallicanisme et de son évolution de l’Ancien Régime à nos jours, qu’il nous soit permis de renvoyer à notre livre: Brigitte Basdevant-Gaudemet, +LVWRLUH GX GURLW FDQRQLTXH HW GHV LQVWLWXWLRQV GH O¶eJOLVH ODWLQH XVH-XXH VLqFOH, Paris, Économica, 2014, 699 p.

RkJQdWJsaXNoZXIy MzIzNjg2Mw==