Les « Diocésaines » 1924-2024

66 CVRH MATTEO HOUSSIN-MONELLO Origine des fonds : Somme en francs (arrondi) : Numéraire en caisse 16 000 Rentes sur l’État30 76 000 Créances sur les villes de Luçon et des Sables 17 000 Meubles meublant 11 000 Immobilier 400 000 Somme totale de la masse commune diocésaine 520 000 Tableau 2 : Détail de la masse commune diocésaine31 Pour réduire l’ampleur du passif des anciennes fabriques, l’administration entreprend de vendre une partie du patrimoine immobilier saisi, qui représente la grande majorité de la masse commune diocésaine. Les biens dépendants du Grand séminaire sont ainsi mis aux enchères, malgré une campagne hostile du clergé – qui pousse par exemple le premier adjoint au maire de La Garnache à renoncer à présider la vente en décembre 191032. D’août 1910 à novembre 1911, sont vendus deux maisons, le domaine des Voureilles, à Chasnais, une métairie et divers lots mineurs pour près de 180 000 francs33. L’enjeu du dégrèvement du passif des fabriques paroissiales par la vente GHV ELHQV GLRFpVDLQV ERXOHYHUVH OHV pTXLOLEUHV ¿QDQFLHUV HQWUH SDURLVVHV HW GLRcèse. Cet épisode laisse des marques : les archives diocésaines gardent la trace d’un projet de supplique de l’évêque de Luçon, adressée au pape, dans lequel il témoigne d’un sentiment d’injustice. « Au diocèse de Luçon, toutes les dettes des paroisses, pour le surplus de leur passif sur leur actif, furent soldées avec les fonds réalisés sur les biens diocésains, c’est-à-dire, des menses épiscopales et capitulaires, de la cathédrale, des séminaires, de la caisse de secours pour les prêtres âgés RX LQ¿UPHV HW GHV FROOqJHV HFFOpVLDVWLTXHV 30. Principalement liées aux fondations de messes. 31. Arch. dép. Vendée, 88 V 1, lettre du préfet au ministre des Cultes, 17 mai 1910. 32. Arch. dép. Vendée, 92 V 1, lettre du premier adjoint au préfet, 7 décembre 1910. 33. ,ELG , procès-verbaux de vente des différents biens.

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