Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 67 DE LA SÉPARATION À LA « DIOCÉSAINE » Or, il est constaté que ce qui fut une cause de ruine pour lesdits établisVHPHQWV GLRFpVDLQV IXW DX FRQWUDLUH XQ UpHO SUR¿W SRXU ERQ QRPEUH GHV paroisses qui se trouvèrent ainsi dégrevées de lourdes dettes, tout en conservant, en fait, la plus grosse part de leurs revenus, qui, après comme avant la spoliation, sont le produit des places de banc et de chaises dans les églises. Les choses étant ainsi, l’évêque de Luçon sur l’avis conforme du vénérable chapitre de l’Église cathédrale, sollicite l’autorisation d’imposer DX[ SDURLVVHV DLQVL EpQp¿FLDLUHV GX PRLQV j FHOOHV G¶HQWUH HOOHV TXL VRQW abondamment fournies du nécessaire, l’obligation de verser par annuité ou sous la forme d’un capital une fois donné, aux établissements diocésains ci-dessus désignés, les sources ou partie des sommes qu’elles auraient dû verser à leurs débiteurs. »34 Cette demande n’a manifestement pas été envoyée au Saint-Siège. Elle WpPRLJQH FHSHQGDQW G¶XQ FRQVWDW G¶LQLTXLWp GDQV OHV VDFUL¿FHV GHV GL̆ pUHQWV membres du diocèse. Peut-elle également témoigner d’un reproche implicite de O¶pYrTXH VXU OD JHVWLRQ ORFDOH GHV ¿QDQFHV GHV IDEULTXHV GRQW O¶pYrFKp D G€ DVsumer indirectement la responsabilité ? Il est sûr que la perte et la récupération partielle des biens diocésains ont fait l’objet d’intenses et douloureuses opérations au cours des années 1908-1914. -FT CJFOT E ²HMJTF Ë -VÎPO VOF SFDPOmHVSBUJPO MBCPSJFVTF FU un « pénible cauchemar »35 L’un des enjeux majeurs de la question de l’attribution des biens de l’Église de Vendée est celui des bâtiments situés à Luçon, avec en premier lieu l’évêché, où siège l’ordinaire du diocèse depuis la fondation de ce dernier en 1317 (exception faite de la période 1801-1821). Le cadre luçonnais est un bon révélateur de la désorganisation née de la mise sous séquestre des biens ecclésiastiques, et dont la résolution s’étale sur plusieurs années. Contrairement à la majorité des autres évêchés français, celui de Luçon a la particularité d’être propriété de la commune, et non de l’État. Ainsi, lorsqu’en décembre 1906, faute de constitution d’association cultuelle, les biens de la mense épiscopale sont mis sous séquestre, c’est au conseil municipal de Luçon 34. ADL, 1M2 5, sans date, mention « non réalisé » en marge. 35. Le Réveil Populaire, 23 août 1913.

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