Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 73 DE LA SÉPARATION À LA « DIOCÉSAINE » De son côté, l’évêché a dû pallier, comme il le pouvait, ces pertes successives. Après plusieurs années de situation précaire, l’opération conclue en mai 1914 signe le début d’une réorganisation générale du diocèse. Avec le constat d’une SHUWH Gp¿QLWLYH GX EkWLPHQW GX *UDQG VpPLQDLUH O¶pYrFKp VH UHWURXYH GDQV OD nécessité de réintroduire un lieu de formation pour les séminaristes. Dans cette UpÀH[LRQ OD KLpUDUFKLH HFFOpVLDVWLTXH PHW HQ °XYUH VRQ DXWRQRPLH UHWURXYpH mettant en porte-à-faux ses accords passés et ses soutiens laïcs. Ainsi, dès le 26 mai 1914, Mgr Catteau consulte l’élite dirigeante du diocèse sur la manière dont il convient d’opérer cette réorganisation. Il interroge les archiprêtres, les supérieurs des Petits et Grand séminaires et les membres de son conseil, et leur soumet deux propositions : « – Faut-il transformer l’Institution Richelieu en Grand séminaire, et transporter Richelieu à La Roche-sur-Yon, dans les locaux de l’institution Mirville, le Petit séminaire demeurant à Chavagnes ? – en cas de maintien de Richelieu dans ses locaux luçonnais, où faudrait-il bâtir le nouveau Grand séminaire ? À côté de Richelieu ? dans l’enclos des 8UVXOLQHV " 4XH IDLUH DORUV GHV pWDEOLVVHPHQWV DORUV j &KDYDJQHV j VDYRLU l’ancien Petit séminaire et le Grand séminaire qui y ont trouvé refuge 62 ? » Chacun répond par une lettre ou un mémoire plus ou moins argumenté. Deux tiers des réponses favorisent la première hypothèse : mieux vaut changer la destination des bâtiments actuels plutôt que d’en bâtir de nouveaux. Apparaît ici la crainte de donner une mauvaise image de l’Église, par l’ostentation de resVRXUFHV ¿QDQFLqUHV TXL DOLPHQWHUDLW OD WHQWDWLRQ G¶XQH QRXYHOOH © VSROLDWLRQ ª63. Certains manifestent cependant la peur d’une déstabilisation de l’enseignement chrétien dans la région en cas de transfert de Richelieu à La Roche-sur-Yon64. À la suite de cette consultation, Mgr Catteau acte dans un communiqué le transfert du Grand séminaire dans les bâtiments de l’Institution Richelieu, le transfert de cette dernière à La Roche-sur-Yon et le maintien du Petit séminaire à Chavagnes. Dans ce communiqué, l’évêque de Luçon présente et défend cette décision comme un pis-aller dans un contexte d’hostilité à l’Église. Il regrette de ne pouvoir racheter les bâtiments du Grand séminaire pour 100000 francs et, tout en reconnaissant l’impact moral négatif pour la ville épiscopale de déplacer 62. ADL, 7L6/2, Questionnaire donné par Mgr Catteau lors d’une réunion à l’évêché, 26 mai 1914. 63. ,ELG , Réponses au questionnaire, du 27 mai au 29 mai. Ne s’opposent que le curé de la cathédrale et Athanase Chabot, vicaire général supérieur et supérieur de Richelieu – il accompagne sa réponse d’un petit mot dans lequel il se sait minoritaire et y témoigne de l’acceptation d’une probable décision favorable au transfert. 64. ,ELG , réponse au questionnaire du curé de la cathédrale.

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