80 CVRH PIERRE LEGAL mesurée entre la Vendée et l’État mais, sans nul doute, dans la manière dont le GpSDUWHPHQW V¶HVW UHFRQVWUXLW j FRPSWHU GH &HUWHV LO EpQp¿FLD GH VXEVLGHV GH O¶eWDW PDLV OH UHGUHVVHPHQW IXW OH IUXLW GH O¶pQRUPH H̆ RUW GH OD SRSXODWLRQ TXL SHUPLW GH IDLUH UHYLYUH XQ HVSDFH UXUDO PDOPHQp SDU OHV H̆ HWV GH OD JXHUUH FLYLOH $FFRPSOLH GH WRXV WHPSV SDU OD SD\VDQQHULH DSUqV WRXV OHV FRQÀLWV DUPpV FHWWH tâche, à partir du Consulat, s’est, de surcroît, accompagnée d’une intervention d’un clergé, peu nombreux mais très actif, revenu des lieux de proscription. Un petit groupe de prêtres, en divers lieux du département, s’est immédiatement soucié d’apporter une instruction à une jeunesse laissée-pour-compte. Cette action s’est traduite par la création quasi immédiate d’un séminaire, de congrégations féminines puis masculines dédiées à l’enseignement, permettant l’ouverture progressive de « petites écoles »3 'HV MHXQHV JDUoRQV HW ¿OOHV GHV FDPSDJQHV RQW répondu à l’appel et, en un demi-siècle, la couverture scolaire et pastorale avait fait son chemin. Une des sources de l’attachement des Vendéens à l’Église (et à ses écoles) réside en grande partie dans ce mode opérant et continu entre 1800 et les premières années de la décennie 19804. Le détour proposé, quelque peu éloigné des « diocésaines », pourrait paraître surprenant. Il s’impose néanmoins pour aborder notre sujet car il éclaire un point précis : la place occupée par l’enseignement primaire et secondaire dans le fonctionnement institutionnel du diocèse et, par voie de conséquence, son impact LPPRELOLHU HW ¿QDQFLHU5. La période entre 1880 et 1962/1963, d’une part, soit du début de la politique anticléricale (séparation improprement dite de l’Église et de l’École, suivie de la séparation des Églises et de l’État) et, d’autre part, la mise en application de la loi Debré, du 31 décembre 1959, mérite une attention particulière6. La volonté de maintenir un enseignement diocésain dense et réparti sur O¶HQVHPEOH GX WHUULWRLUH GpSDUWHPHQWDO IXW VXLYLH G¶H̆ HWV HQ GpSLW GHV PHVXUHV anticléricales. Les lois sur les congrégations enseignantes, dont celle de 1904, QH PRGL¿HURQW JXqUH OD VLWXDWLRQ FDU OHV UHOLJLHXVHV GH SOXVLHXUV FRQJUpJDWLRQV et nombre de Frères de Saint-Gabriel se sont sécularisés pour conserver « leurs écoles » dans un cadre civil. Sous l’égide de l’évêque de Luçon, fut alors créée la Direction de l’enseignement libre (1904), la première de France. En outre, grâce à des dons substantiels, un mouvement de solidarité permit de recouvrer les 3. André Duret et alii, /¶HQVHLJQHPHQW FDWKROLTXH GH 9HQGpH $X ¿O GH O¶KLVWRLUH, La Roche-sur-Yon, Siloë, 1999, p. 119-134. 4. Anne Billy, Pierre Legal, Philippe Praud, L’enseignement catholique en Vendée (1880-2000), Une institution diocésaine, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2021, p. 15-22. 5. Sans oublier tout un réseau d’apprentissage par alternance aux travers des Maison Familiales Rurales, dont le dynamisme est inentamé. 6. La signature de la majeure partie des contrats découlant de la loi de 1959 interviendra à compter de 1962, une fois aplani un ensemble de blocages émanant notamment de l’administration, rétive à mettre en application le texte.
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