Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 85 ASSOCIATIONS DIOCÉSAINES ET ENSEIGNEMENTS DU CONCILE VATICAN II qui saura négocier le passage délicat entre les épiscopats de Mgr Cazaux et celui, post-conciliaire, de Mgr 3DW\ /D PLVVLRQ FRQ¿pH SDU O¶pYrTXH D pWp FODLUHPHQW pQRQFpH UpRUJDQLVHU OHV ¿QDQFHV GLRFpVDLQHV SRXU OHV UHQGUH OLVLEOHV UHYRLU O¶RUJDQLVDWLRQ GX WHPSRUHO IDLUH HQ VRUWH TXH OH GLRFqVH VH FRQIRUPH DX[ UqJOHV FLYLOHV HW ¿VFDOHV WDQW DX niveau diocésain que paroissial. Toutefois, cette tâche ne se bornait pas à celle d’un pur technicien. Elle devait s’inscrire dans une perspective ecclésiale et, inspirée par l’esprit du concile, correspondre aux instances récemment mises en place, à l’image du Conseil presbytéral (1967) et du Conseil épiscopal (réorganisé en 1969)19 /D PLVVLRQ GHYDLW IDYRULVHU O¶HQWUpH GH ODwFV HW rWUH YpFXH HQ FRQ¿DQFH avec les congrégations, notamment celles ayant noué depuis des temps immémoriaux des liens forts avec le diocèse. La feuille de route était assimilable à un FKHPLQ KpULVVp GH GL̇ FXOWpV - FTQSJU EF EÏmBODF FU TFT USBEVDUJPOT DPODSÒUFT L’économe en prenant ses fonctions mesura le climat dans lequel, jusqu’alors, le temporel diocésain était administré. Il écrit ceci : « En 1967, l’Église diocésaine, comme sans doute partout en France, vivait les conséquences de la Séparation des Églises et de l’État, avec une certaine peur d’un retour de bâton. Aussi une grande GLVFUpWLRQ pWDLW H̆ HFWLYHPHQW SUDWLTXpH SRXU FH TXL FRQFHUQDLW O¶DGPLQLVWUDWLRQ HW OHV ¿QDQFHV GH O¶eJOLVH ª /D notion de grande discrétion était simple. Elle consistait à établir un ensemble de pare-feux au travers de dispositifs élaborés pour qu’en cas de retour d’une politique anticléricale, une mainmise aisée des services de l’État sur les biens diocésains, mobiliers et immobiliers, soit contrariée. Marcel Auguin s’empresse de souligner qu’il n’y avait pas de malversations mais une opacité organisée, doublée d’habitudes, qu’il lui fallut, en un premier temps, comprendre avant de trouver des issues plus ordinaires. Au même moment, les congrégations fonctionnaient selon un mode identique. L’application des lois de 1880, de 1901 et de 1904 demeurait dans toutes les mémoires. Le rétablissement des congrégations enseignantes datait seulement de 194020, les discussions autour de l’enseignement lors de la Querelle scolaire n’avaient pas vingt ans, la loi Debré était promulguée de fraîche date et chacun en 19. Sans oublier les structures mises en place pour administrer l’enseignement libre. Voir ci-après. Sur la préparation et la réception du concile dans le diocèse de Luçon, nous renvoyons à notre étude : « De la norme à l’action, la réception du Concile Vatican II dans le Diocèse de Luçon », in Actes du colloque des 12 et 13 mars 2012, Cinquantenaire du Concile Vatican II. Une herméneutique de la continuité, La Roche-sur-Yon, Presses universitaires de l’ICES, 2012, p. 112-173. 20. Loi du 3 septembre 1940 abrogeant la loi du 7 juillet 1904 interdisant aux membres des congrégations d’enseigner.

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