Les « Diocésaines » 1924-2024

86 CVRH PIERRE LEGAL PHVXUDLW OHV SUHPLqUHV DSSOLFDWLRQV 4XDQW DX QRXYHDX VWDWXW GHV FRQJUpJDWLRQV il était encore en discussion (1970). 4XHOTXHV LOOXVWUDWLRQV GRQQHQW XQH YLVLRQ GX SDQRUDPD GLRFpVDLQ 'DQV OH domaine immobilier, un système de redoutes et de remparts a été créé, représentant, sans doute, le plus beau catalogue de montages alambiqués dont un juriste privatiste peut rêver. L’application de la loi de 1905, en raison du refus GH OD FRQVWLWXWLRQ GHV FXOWXHOOHV D HX SRXU FRQVpTXHQFH XQH VpULH GH FRQ¿VFDtions. Le collège Richelieu, le Grand séminaire, les bâtiments de l’évêché, le 3HWLW VpPLQDLUH DSSDUWHQDQW j OD PHQVH pSLVFRSDOH IXUHQW VDLVLV UHPLV j O¶eWDW j OD &RPPXQH GH /XoRQ RX YHQGXV 1RPEUH GH SUHVE\WqUHV IXUHQW FRQ¿VTXpV À cela, s’ajoutent d’autres établissements scolaires appartenant à des congrégations (Frères des Écoles chrétiennes, Frères de Saint-Gabriel). Si la générosité fut grande pour racheter une bonne partie de ces biens (dont les bâtiments de l’évêché et l’Institution Richelieu) et pour trouver de nouveaux locaux pour héberger les prêtres dans les paroisses ainsi que les services paroissiaux, à chaque acquiVLWLRQ FRUUHVSRQGLW XQ PRQWDJH VSpFL¿TXH21. Il pouvait s’agir d’une société civile constituée des apporteurs de fonds, de donataires qui conservaient un usufruit ou EpQp¿FLDLHQW G¶XQ GURLW GH UHSULVH GHV FOHUFV GH FRQ¿DQFH SUrWDQW OHXUV VLJQDWXUHV dans le cadre d’une indivision ou d’une société anonyme, d’un groupe de prêtres et de laïcs soigneusement choisis réunis dans une tontine. Le tout agrémenté de quelques prête-noms, faisant d’une personne seule la propriétaire d’un bien ne lui appartenant manifestement pas. Un syndicat ecclésiastique pouvait également jouer ce rôle, sans oublier, naturellement, l’association diocésaine depuis sa constitution en 1926… Des partitions entre nue-propriété et usufruit et quelques baux emphytéotiques complétaient l’ensemble. La liste des cas rencontrés pourUDLW V¶DOORQJHU j O¶LQ¿QL /DLVVRQV OH PRW GH FRQFOXVLRQ j 0DUFHO $XJXLQ © 'HSXLV la Séparation de l’Église et de l’État, c’était la loi du secret22. » 8Q DXWUH VXMHW VHQVLEOH FRQFHUQDLW OH ¿QDQFHPHQW GHV pWDEOLVVHPHQWV G¶HQseignement par le diocèse23. La politique épiscopale a toujours été active en ce GRPDLQH G\QDPLTXH TXL Q¶D SDV UHÀXp j FRPSWHU GH RX DX FRXUV GH O¶HQWUH GHX[ JXHUUHV ,O D EHDXFRXS pWp LQYHVWL SRXU UDFKHWHU OHV ELHQV FRQ¿VTXpV PDLV il en a été acquis de nouveaux, notamment pour ouvrir les écoles paroissiales de 21. Cf. ci-dessus la communication de Matteo Houssin-Monello. 22. Les congrégations faisaient de même, et celles ayant leur siège en dehors du diocèse voire à Rome (la Sagesse), SUpVHUYDLHQW FHUWDLQV ELHQV DX[TXHOOHV HOOHV WHQDLHQW KRUV GH SRUWpH G¶XQH DGPLQLVWUDWLRQ GRQW RQ VH Gp¿DLW 0DUFHO Auguin, Un regard sur les activités administratives…, op. cit., p. 6. 23. En 1968, le diocèse comptait 533 établissements scolarisant 61 823 élèves, soit 60 % de la population scolaire du département. Chiffres fournis par les Renseignements Généraux. Arch. dép. Vendée, Bib 6739.

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