Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 89 ASSOCIATIONS DIOCÉSAINES ET ENSEIGNEMENTS DU CONCILE VATICAN II 3OXV LPSRUWDQW j WRXV pJDUGV VXUYLQW XQ pYpQHPHQW WRXFKDQW j OD IRLV les congrégations enseignantes, les prêtres diocésains enseignants, les établissements de premier et de second degrés utilisateurs des locaux scolaires. /HV FRQWUDWV VLPSOHV RX G¶DVVRFLDWLRQ XQH IRLV VLJQpV XQH PDQQH ¿QDQFLqUH jusqu’alors impensée, arriva. Les établissements touchèrent des forfaits, les prêtres enseignants, après inspection et reclassement, reçurent des salaires qui n’avaient rigoureusement rien à voir avec la situation précédente, où ils étaient payés à la « portion congrue » sur le budget de l’établissement. Les prêtres, dans un esprit de partage, devaient reverser une partie de leurs salaires dans une caisse diocésaine, mais comment l’intégrer dans la comptabilité sectorisée… De leur côté, les congrégations, compte tenu du nombre très important de religieuses directrices d’école et enseignantes, voyaient arriver des sommes jugées considérables. Il était nécessaire de changer rapidement le mode opératoire, de manière prudente et concertée, tout en restant dans une dynamique d’Église. Telle était la commande épiscopale. Au même moment, un nouveau dossier, d’envergure, débuta. En application des réformes pédagogiques décidées par le ministère de l’Éducation nationale, la séparation de l’école primaire du niveau collège devait être rapidement menée à bien. Le directeur diocésain lança un plan de construction de 30 collèges, soit un établissement par canton. Les origines de propriété bigarrées des terrains sont à l’image de la dynamique diocésaine, et d’une certaine manière, la reproduction de ce qui avait eu cours précédemment (dons à l’association diocésaine par un canal paroissial, propriété d’une congrégation, constitution d’une société civile, JURXSHPHQW GH SHUVRQQHV GH FRQ¿DQFH« 4XDQW DX ¿QDQFHPHQW LO IXW HVVHQtiellement le fruit de la générosité des congrégations qui versèrent une part en capital (de l’ordre de 15 % de l’ensemble), puis apportèrent une fraction notable des salaires des institutrices dans une caisse d’amortissement permettant d’accorder des crédits pour la construction et l’équipement de chaque établissement. /HV SUrWUHV SURIHVVHXUV ¿UHQW GH PrPH ,O IDOOXW SRXU FH IDLUH FUpHU XQ pWDEOLVVHment bancaire sous forme mutualiste32. En pratiquement deux années, le dossier SDUYLQW j ERQQH ¿Q HW OHV pOqYHV SULUHQW OH FKHPLQ GH OHXU FROOqJH ÀDPEDQW QHXI Si on avait paré au plus pressé, il restait à consolider l’ensemble. De manière méthodique, le nouvel économe décida de partir de la racine, soit les paroisses, tout en tentant de donner au diocèse et à son association diocésaine une comptabilité et une gestion dignes des temps contemporains. 32. La Caisse rurale de l’Enseignement Libre (CREL).

RkJQdWJsaXNoZXIy MzIzNjg2Mw==