Les « Diocésaines » 1924-2024

88 CVRH PIERRE LEGAL OHXU HQWUHWLHQ OH SDLHPHQW GHV VDODULpV GRQW OHV HQVHLJQDQWV HW HQ¿Q OHV FDsuels devant revenir aux prêtres (essentiellement les honoraires de messes). La comptabilité était établie et tenue par le curé. Les laïcs en charge des questions matérielles ne voyaient pas grand-chose. Le curé était maître chez lui. Chaque paroisse possédait sa méthode. Disons qu’à partir d’un modèle diocésain, existaient nombre de variantes. Tous les ans, le curé envoyait sa comptabilité, ou plutôt une SDUWLH GH FHOOH FL DX GLRFqVH TXL O¶LQWpJUDLW GDQV OHV GL̆ pUHQWV FRPSWHV28. $X QLYHDX GLRFpVDLQ DXFXQH FRQVROLGDWLRQ GHV GL̆ pUHQWV EXGJHWV Q¶pWDLW envisagée. Le diocèse, toujours dans un but de protection, ne disposait pas d’une comptabilité unique. Coexistaient plusieurs fondations qui recevaient des « charges pieuses », soit des dons en vue de célébrer des messes, des revenus de biens donnés29. Les fonds qui parvenaient à l’évêché provenant des paroisses étaient répartis en plusieurs sous comptes, comme s’il s’agissait de plusieurs tirelires. Cette savante nébuleuse était parfaitement tenue à jour, mais il fallait être aguerri pour se retrouver dans ce maquis. /H V\VWqPH pWDLW j ERXW GH VRẌ H /¶pYrTXH QH SDUYHQDLW SDV j FRQQDvWUH OD situation matérielle de son diocèse. On s’imaginait à l’aise, voire riche, mais étaitce bien le cas ? L’histoire montrera que non. L’évêque était incapable d’expliquer DX[ PHPEUHV GX FOHUJp HW DX[ ODwFV OD UpDOLWp ¿QDQFLqUH OHV H̆ RUWV j H̆ HFWXHU les réformes à entreprendre, etc. De là, était né un climat de suspicion qui allait croissant. Les appels aux dons avaient été nombreux à partir des années 1950, pour faire construire les établissements scolaires, de nouveaux lieux de cultes30 ou des sièges d’œuvres31. Avaient-ils bien été employés ? Des situations nouvelles ont eu progressivement raison du dispositif. Déjà lors des dévolutions découlant de la dissolution de l’Action Catholique de la Jeunesse Française (ACJF), en 1956, il fallut trouver les propriétaires des biens, soit GHV VDOOHV GH SDWURQDJH GHV WHUUDLQV GH VSRUW RX GHV DFWLIV ¿QDQFLHUV /D TXHVWLRQ prit du temps, y compris pour obtenir l’accord des ayants droit, avant que les UpJXODULVDWLRQV LQWHUYLHQQHQW DX EpQp¿FH GH O¶DVVRFLDWLRQ GLRFpVDLQH 28. Les recettes et les dépenses paroissiales, les quêtes impérées, mais pas le budget de l’école ou des écoles primaires, ni les honoraires de messe (droit d’étole). 29. Cf. les constats de Matteo Houssin-Monello sur la volonté de l’évêché de rapatrier les fondations pour qu’elles fournissent une base assurée des ressources de l’évêché. 30. À La Roche-sur-Yon, le Sacré-Cœur, dont le chantier était loin d’être achevé, puis viendra la construction de l’église Sainte-Thérèse dans le quartier de la Liberté, puis de Sainte-Bernadette dans le quartier des Forges. Les constructions suivent l’extension de la ville. 31. À La Roche-sur-Yon, le Centre Saint-Paul, la Maison diocésaine dite Maison des Œuvres, la Direction de l’Enseignement Catholique. La plupart de ces immeubles ont été acquis après 1950.

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