Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 19 DE LA FIN DES FABRIQUES À LA CRÉATION DES « DIOCÉSAINES » FROOqJXHV OH SURMHW TX¶LO D pODERUp D¿Q GH SHUPHWWUH OD IRUPDWLRQ G¶DVVRFLDWLRQV acceptables par les deux parties, celles que l’on a appelées les « associations canoniques légales »18. (Q ODLVVDQW VH WHQLU O¶DVVHPEOpH JpQpUDOH GH O¶pSLVFRSDW IUDQoDLV DORUV TX¶LO vient de condamner la loi de séparation et le principe des associations cultuelles, SDU O¶HQF\FOLTXH Vehementer nos OH SDSH VLJQL¿H ELHQ TX¶LO ODLVVH XQH SRUWH RXverte à une éventuelle interprétation de la loi, mais il manifeste aussi une très JUDQGH SUXGHQFH j O¶pJDUG GH WRXWH QpJRFLDWLRQ DYHF OH JRXYHUQHPHQW « Comme l’assemblée générale devra se prononcer spécialement sur les associations cultuelles, après avoir émis naturellement les protestations les plus explicites sur la question de principe, et avant d’exprimer un vote sur l’essai conditionnel d’acceptation ou sur le refus formel, j’aimerais que 9RWUH ePLQHQFH IvW UHPDUTXHU DX[ YpQpUDEOHV pYrTXHV 1° Si en présence des faits dont nous sommes témoins, spécialement à l’égard des congrégations auxquelles on demandait de se faire autoriser pour être protégées, mais en réalité pour être spoliées, nous ne serions pas LQH[FXVDEOHV HQ DJLVVDQW GH FRQ¿DQFH DYHF XQ JRXYHUQHPHQW TXL SUDWLTXH la ruse quand il ne peut user de la violence. 2° Si l’acceptation, même conditionnelle, de misérables avantages, temporaires et apparents, ne tourne pas au déshonneur de qui paraît, par ce fait, comme un renonciataire de droits sacrés. ƒ 6L OD IDFLOH FRQGHVFHQGDQFH j DFFHSWHU OHV K\SRFULWHV FRQFHVVLRQV IDLWHV maintenant pour calmer les mécontents et pour tromper les faibles, n’encourage pas le gouvernement à enlever peu à peu, et sous de faciles prétextes, le tout, qu’il convoite, même les églises, quand il n’aura plus peur des soulèvements du peuple actuellement justement indigné. »19 La marge de manœuvre des évêques paraît bien étroite. Le cardinal Lecot veut cependant croire que « que nul n’a le droit de préjuger la décision du Pontife VXSUrPH PrPH DSUqV O¶HQF\FOLTXH ª20. Il attend du reste beaucoup de l’assemblée JpQpUDOH © 4XH QRV SUpRFFXSDWLRQV GRLYHQW rWUH JUDQGHV j O¶DSSURFKH GH FH MRXU où seront prises des décisions si graves. Pour moi, je voudrais que l’avis commun I€W TX¶RQ VH ERUQkW j GRQQHU DX 6DLQW 3qUH XQ WDEOHDX DXVVL H[DFW TXH SRVVLEOH GH la situation, et qu’on s’en remît, sans plus de discussion, à son jugement suprême. 1RXV pYLWHULRQV DLQVL WRXWH GLYLVLRQ GDQV O¶pSLVFRSDW HW O¶DVVHQWLPHQW XQDQLPH 18. Ibid., Rapport de l’archevêque de Besançon à la commission préparatoire du congrès des évêques français, 10 mars 1906. 19. Ibid., le pape au cardinal Richard, 4 mars 1906 (traduction). 20. Ibid., le cardinal Lecot au cardinal Richard, 12 mars 1906

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