20 CVRH JACQUES-OLIVIER BOUDON DFFXHLOOHUDLW OD SDUROH GH 3LHUUH VDQV TX¶LO \ DLW HX OH PRLQGUH KHXUW HW OH PRLQGUH froissement21. » Finalement, le cardinal Richard convoque ses collègues, le 17 avril, pour le 30 mai en leur précisant que l’assemblée aura pour rôle d’examiner « les mesures à prendre pour sauvegarder la liberté et les intérêts de l’Église dans la situation qui nous est faite par la loi de Séparation »22. Le Saint-Siège conserve toutefois des craintes quant à l’issue de la réunion, comme l’écrit sans ambages le cardinal 0HUU\ GHO 9DO DX FDUGLQDO 5LFKDUG © 1RXV HVSpURQV EHDXFRXS TXH PDOJUp OD IDWLJXH TX¶HOOH UHVVHQW 9RWUH ePLQHQFH SRXUUD XQ SHX SUpVLGHU j FHWWH SUpVLGHQFH de l’assemblée, car elle paraît faible et donne à craindre pour le résultat de la UpXQLRQ 9RWUH ePLQHQFH FRQQDvW ELHQ OD SHQVpH GX 6DLQW 3qUH WHOOH TX¶LO O¶D PDQLIHVWpH GDQV VD OHWWUH GX PDUV /HV GHUQLHUV pYpQHPHQWV Q¶RQW IDLW TXH FRQ¿UPHU 6D 6DLQWHWp GDQV OHV UpÀH[LRQV TX¶(OOH YRXV D VLJQDOpHV23. » Puis, quelques jours plus tard, le secrétaire d’État recommande le « secret le plus absolu » dans les réunions, les décisions devant être prises au scrutin secret24 /D PLVVLRQ FRQ¿pH au cardinal Richard est claire ; il doit guider l’assemblée et éviter toute tentative de négociation avec le gouvernement. L’archevêque de Paris est bien considéré, plus que jamais, comme le relais du Saint-Siège auprès des évêques de France. De fait, à l’ouverture de l’assemblée générale, le cardinal Richard porte à la connaissance de ses collègues la lettre que lui a adressée le pape le 4 mars, ce qui jette un froid sur la réunion25. Il faut que le coadjuteur récemment nommé j 3DULV 0gr $PHWWH QXDQFH OHV SURSRV SRQWL¿FDX[ HQ VH UHFRPPDQGDQW GH VHV récents entretiens avec Pie X, pour que l’atmosphère se détende quelque peu . (Q IDLW OH FDUGLQDO 5LFKDUG kJp GHPHXUH HQ UHWUDLW OHV SULQFLSDX[ DQLPDWHXUV GH OD UpXQLRQ pWDQW 0gr &KDSRQ pYrTXH GH 1LFH 0gr 0LJQRW DUFKHYrTXH G¶$OEL HW 0gr 3HWLW DUFKHYrTXH GH %HVDQoRQ 7URLV TXHVWLRQV VRQW SRVpHV DX[ pYrTXHV La première porte sur l’acceptation des associations cultuelles établies par la loi. Sur 74 évêques présents, 72 répondent non, marquant par là même le refus de OD ORL 6HXOV 0gr Lacroix, évêque de Tarentaise, par attachement à une solution FRQFLOLDWULFH YRWH RXL HQ FRPSDJQLH GX YLHLO pYrTXH GH 0HDX[ 0gr GH %ULH\ /D GHX[LqPH TXHVWLRQ HVW EHDXFRXS SOXV VLJQL¿FDWLYH © (VW LO SRVVLEOH G¶LQVWLWXHU 21. Ibid., 12 avril 1906. 22. Ibid., le cardinal Richard aux évêques, 17 avril 1906. 23. Ibid., le cardinal Merry del Val au cardinal Richard, 18 mai 1906. 24. Ibid., 24 mai 1906. 25. Sur l’organisation de ces assemblées, voir Hervé Yannou, « Les assemblées plénières de l’épiscopat français (19061907). Le pouvoir des évêques face à Rome et à la République », dans Alain Dierkens et Jacques Marx (éd.), La sacralisation du pouvoir. Images et mises en scène, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2003, p. 199-223. 26. Maurice Larkin, L’Église et l’État en France. 1905 : la crise de la Séparation, Toulouse, Privat, 2004, p. 217.
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