Les « Diocésaines » 1924-2024

24 CVRH JACQUES-OLIVIER BOUDON H[DPLQHQW OD SRVVLELOLWp GH FKDQJHU OD SUpVHQWH OLJQH GH FRQGXLWH OHV ¿GqOHV HQ FRQFOXUDLHQW TXH OD GpFLVLRQ GX 6DLQW 3qUH Q¶D SDV XQ FDUDFWqUH Gp¿QLWLI HW O¶XQLWp G¶DFWLRQ VHUDLW FRPSURPLVH ,O FRQYLHQW GRQF TXH 9RWUH ePLQHQFH QRQ VHXOHment ne mette point cette question en discussion dans une réunion éventuelle d’évêques, mais que de plus Elle fasse connaître tant aux évêques qu’à tous ceux TXL O¶LQWHUURJHURQW TXH OD GLVSRVLWLRQ GX 6DLQW 6LqJH D XQ FDUDFWqUH Gp¿QLWLI WDQW TXH OH 6DLQW 3qUH QH GRQQH SDV G¶LQVWUXFWLRQV GL̆ pUHQWHV37. » /HV LQFLGHQWV OLpV j O¶D̆ DLUH 0RQWDJQLQL HW OD GLYXOJDWLRQ GH VHV SDSLHUV GDQV la presse avivent les tensions, ce qui conduit le Saint-Siège à prôner la réserve OD SOXV H[WUrPH © -H Q¶DL SDV EHVRLQ G¶DMRXWHU pFULW OH FDUGLQDO 0HUU\ GHO 9DO au cardinal Richard, que Sa Sainteté exige le plus grand et absolu secret sur ce qui se passe et se dit à l’assemblée, avec les sanctions déjà connues. Je ne puis FHSHQGDQW SDV RPHWWUH FHWWH UHPDUTXH SDUFH TXH FRPPH 9RWUH ePLQHQFH OH VDLW ELHQ GDQV OH SDVVp LO \ D HX GHV LQGLVFUpWLRQV WUqV JUDYHV FRPPLVHV SDU TXHOTX¶XQ et il faut tout mettre en œuvre pour l’empêcher, soit dans l’intérêt suprême de l’Église, soit pour sauvegarder la conscience de celui qui encourrait devant Dieu et devant le Souverain Pontife les plus grandes responsabilités38. » La troisième assemblée plénière ne peut se tenir à l’archevêché de Paris, GRQW OH FDUGLQDO 5LFKDUG YLHQW G¶rWUH H[SXOVp (OOH D GRQF OLHX DX FKkWHDX GH OD 0XHWWH SUrWp SRXU O¶RFFDVLRQ DX[ pYrTXHV SDU OH FRPWH GH )UDQFTXHYLOOH &¶HVW néanmoins le cardinal Richard qui, encore une fois, convoque l’assemblée, pour le 15 janvier 190739. Trois commissions discutent de l’exercice du culte, de la réorganisation des séminaires et de l’œuvre du denier du culte. Encore une fois O¶DFWLRQ GH 0gr Fulbert Petit apparaît décisive. Il avait, dans une lettre au secrétaire d’État, posé le problème de la réorganisation des séminaires et aussi remis sur le chantier la question de la création d’associations susceptibles de gérer les questions du culte. Et le secrétaire d’État avait abondé dans son sens, écrivant DX FDUGLQDO 5LFKDUG j OD ¿Q GX PRLV GH GpFHPEUH © ,O LPSRUWH HQ H̆ HW GH WUDFHU XQH OLJQH GH GpPDUFDWLRQ HQWUH OHV ³RUJDQLVDWLRQV FXOWXHOOHV HW OHV DXWUHV IRUPHV d’organisations ecclésiastiques possibles” mais, dans le même temps, il redisait VD Pp¿DQFH H[WUrPH j O¶pJDUG GX JRXYHUQHPHQW ³,O QRXV IDXW pYLWHU j WRXW SUL[ d’être entraînés dans l’engrenage de la loi de 1905 sous une autre forme et nous garder de tout ce qui n’est pas net, ou qui pourrait même paraître comme un changement dans la conduite tracée par le Saint-Siège jusqu’à ce jour. Il faut 37. Ibid., 14 et 17 décembre 1906. 38. Ibid., 12 janvier 1907. 39. Ibid., le cardinal Richard aux évêques, 5 janvier 1907.

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