Les « Diocésaines » 1924-2024

Les « diocésaines ». 1924-2024 25 DE LA FIN DES FABRIQUES À LA CRÉATION DES « DIOCÉSAINES » aussi que toute délibération éventuelle soit prise autant que possible par un DFWH XQDQLPH HW DGRSWpH VHXOHPHQW DSUqV P€U H[DPHQ DYHF O¶DSSUREDWLRQ GX Saint-Siège et l’assentiment de l’épiscopat. Les derniers événements aggravent OD VLWXDWLRQ HW GpPDVTXHQW WRXMRXUV GDYDQWDJH OHV GHUQLqUHV LQWHQWLRQV SHU¿GHV de nos ennemis. De l’autre côté l’attitude si noble des évêques et du clergé de France excite l’admiration générale et nous donne une grande force et une espérance pour l’avenir.”40 » La volonté de parfaire l’unité de l’épiscopat est une constante de l’attitude romaine. Elle conduit ainsi à la marginalisation de 0gr Lacroix, contre lequel le secrétaire d’État met en garde le cardinal Richard, par l’intermédiaire du nonce à Bruxelles, désormais chargé des relations entre OH 6DLQW 6LqJH HW O¶pSLVFRSDW IUDQoDLV © 6RQ ePLQHQFH OH FDUGLQDO 0HUU\ GHO 9DO GDQV XQ WpOpJUDPPH G¶DXMRXUG¶KXL PH FKDUJH GH IDLUH VDYRLU j 9RWUH ePLQHQFH que, s’il était vrai que l’évêque de Tarentaise ait formé une association cultuelle, ou que d’une manière quelconque il ait accepté la loi de 1905, le Saint-Père désire TXH 9RWUH ePLQHQFH IDVVH FRQQDvWUH DXGLW SUpODW TXH 6D 6DLQWHWp H[LJH GH OXL TX¶LO DLW j FRQIRUPHU VD FRQGXLWH j OD FRQGXLWH GH O¶pSLVFRSDW IUDQoDLV41. » L’archevêque de Paris est donc considéré non seulement comme le guide, mais aussi comme le gendarme de l’épiscopat. Finalement, au cours de l’assemblée générale, les évêques se prononcent notamment pour la recherche d’une solution légale permettant au clergé de conserver l’usage des églises. Les évêques se séparent en adressant une lettre au pape, dans laquelle ils professent de leur adhésion à toutes les décisions du Saint-Siège depuis 1905, puis ils rédigent également une lettre aux cardinaux et pYrTXHV GX PRQGH GDQV ODTXHOOH LOV UpḊ UPHQW OHXU XQLWp © -DPDLV O¶pSLVFRSDW n’avait dans cet ensemble, par de telles manifestations et avec tant d’éclat, fait resplendir l’unité catholique42 ª &HWWH LQVLVWDQFH UpSRQG j OD YRORQWp SRQWL¿FDOH GH IDLUH DSSDUDvWUH FHWWH VROLGDULWp GHV pYrTXHV IUDQoDLV DXWRXU GX SDSH /HV GHUniers soubresauts autour du contrat de jouissance le démontrent. /H FDUGLQDO 0HUU\ GHO 9DO DYDLW ODLVVp XQH SRUWH RXYHUWH HQ FH GRPDLQH43, et annoncé que le pape approuvait l’idée d’un contrat de jouissance qui permettrait de faire usage des églises, à condition que la formulation soit la même dans tous OHV GLRFqVHV © /H 6DLQW 3qUH H[LJH H[SUHVVpPHQW TXH OD VROLGDULWp OD SOXV DEVRlue soit établie entre les évêques de France. En conséquence, si dans quelques 40. Ibid., le cardinal Merry del Val au cardinal Richard, 28 décembre 1906. 41. Ibid., le nonce en Belgique au cardinal Richard, 17 décembre 1906. De fait, Mgr Lacroix avait organisé dans son diocèse une association cultuelle, la société de Saint-Sigismond, le 12 décembre, voir Christian Sorrel, op. cit., p. 330. 42. Ibid., lettre collective des évêques français aux cardinaux et évêques du monde, 16 janvier 1907. 43. Ibid, le cardinal Merry del Val au cardinal Richard, 12 janvier 1907.

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