32 CVRH MARTIN DUMONT $X GHOj G¶XQ FHUWDLQ DPXVHPHQW TXH O¶RQ SHXW pSURXYHU HQ OLVDQW OHV GL̆ pUHQWV FRPSWHV UHQGXV SHX RX SURX LGHQWLTXHV HW LQVSLUpV SDU OH FRPPXQLTXp Ṙ FLHO sur une cérémonie de cette nature qui n’était pas survenue en ce palais de la République depuis si longtemps, il faut attirer l’attention sur deux éléments, et non des moindres : cet acte élyséen aurait pu ne pas avoir cours, et les comptes rendus le montrent tous, cette cérémonie se déroule dans un climat cordial, VHUHLQ SDFL¿TXH L’événement élyséen aurait pu ne pas se tenir, d’abord, pour une raison « externe », si l’on veut : la tradition de la remise de barrette voulait que ce soit un prince (ou un chef d’État) de confession catholique qui procède à cet acte. © 'RXPHUJXH pWDQW SURWHVWDQW RQ VH WURXYH GHYDQW XQ GL̇ FLOH GLOHPPH SURWRFRlaire3 », résolu après de longues discussions diplomatiques à la suite de l’annonce par Pie XI, lors du consistoire du 14 décembre, de l’élévation au cardinalat de Bonaventura Cerretti. Mais le pape Ratti, qui avait été ablégat en 1893 pour la remise de barrette cardinalice aux cardinaux Lecot et Bourret, valide l’option pO\VpHQQH HQ FRQ¿DQW WRXWHIRLV OD UHPLVH GH OD EDUUHWWH DX FDUGLQDO 'XERLV DYHF XQ SURWRFROH PLQXWLHXVHPHQW ¿[p SDU OHV GHX[ SDUWLHV4. Mais l’autre raison qui aurait pu empêcher la cérémonie élyséenne de se tenir était d’une tout autre nature et explique, sans doute, la quasi-unanimité de la presse dans ses comptes rendus tirés au cordeau. Quelques mois auparavant, la nonciature à Paris avait manqué voir l’expérience de 1904 se renouveler, mais avec un autre titulaire : le départ du nonce Cerretti pour Rome, sans grand espoir GH UHYHQLU FHWWH IRLV &HOD QH VH ¿W SDV SRXU GHV UDLVRQV TXL YRQW rWUH H[SOLTXpHV plus loin, mais Gaston Doumergue, dans son allocution à l’Élysée, mentionnée par bribes dans quelques journaux, soulignait que le nonce Cerretti, présent à Paris depuis 1921, avait œuvré pour la paix dans la société française et avait à son actif un beau bilan diplomatique. La mention des associations diocésaines, lors des échanges protocolaires dans le cadre de cette cérémonie si particulière, n’était en rien anodine, et il convient donc de procéder à un retour en arrière, de deux ans exactement, voire un peu plus si l’on veut, en quelque sorte là où Jacques-Olivier Boudon nous a laissé, mais en nous arrêtant, déjà, à l’encyclique du 18 janvier 1924, Maximam Gravissimamque. 3. Jean Rives, Gaston Doumergue. Du modèle républicain au sauveur suprême, Toulouse, Centre d’études et de recherches sur la mythographie politique, Presses de l’Institut d’études politiques de Toulouse, 1992, p. 202. 4. Les échanges occupent une cinquantaine de pages dans les dossiers du ministère des Affaires étrangères (La Courneuve, AMAE, 112CPCOM/28). Ils sont fort intéressants, montrant que Rome tire des leçons de l’histoire, entre intransigeance sur les principes et ouverture envers une nation aimée. Le secrétaire d’État Gasparri, connaissant le PRQGH SROLWLTXH IUDQoDLV VH PRQWUH ¿Q QpJRFLDWHXU SUrW j VH SDVVHU GH FpUpPRQLH j O¶eO\VpH VL 'RXPHUJXH LQVLVWH SRXU remettre lui-même la barrette à Cerretti.
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