Les « diocésaines ». 1924-2024 69 DE LA SÉPARATION À LA « DIOCÉSAINE » Leur départ provoquerait une véritable « crise économique », avec une perte ¿QDQFLqUH DQQXHOOH GH SUqV GH IUDQFV HW XQH SHUWH VqFKH GH FDSLWDO GH 20 000 000 francs42. Alors que Mgr Catteau se résout à déménager à La Roche-sur-Yon, la sortie de FULVH V¶H̆ HFWXH JUkFH j XQH VROXWLRQ TXL UHVSHFWH j OD IRLV OHV H[LJHQFHV GH O¶pYrTXH et l’impératif légal, grâce au concours de particuliers catholiques : un archiprêtre, XQ PpGHFLQ XQ Ṙ FLHU HQ UHWUDLWH HW XQ SURSULpWDLUH WHUULHQ V¶DVVRFLHQW43 pour signer un bail avec la Ville, pour un loyer de 2 500 francs annuels. Ils mettent ensuite l’évêché à la libre disposition de l’évêque. Cette solution est acceptée par le maire, le préfet et le ministre de l’Intérieur, ce qui permet une signature le 13 novembre 1908, soit après deux années de présence épiscopale illégale. Ainsi, alors qu’à l’échelle nationale, la majorité des évêques ont dû quitter leur évêché, la menace que cet exil soit ici synonyme de changement du lieu du siège épiscopal, a favorisé le maintien d’un statu quo dans lequel les acteurs locaux veulent peser. L’Institution Richelieu La question de l’évêché rebondit cependant quelques années plus tard, en résonance avec la résolution d’un autre bien ecclésiastique luçonnais, dont le sort est en suspens depuis 1905 : l’Institution Richelieu. Devant l’imminence du vote de la loi de Séparation, cette institution d’enseignement, fondée en 185644 et propriété de la mense épiscopale, a été louée à la Société d’enseignement de la Vendée courant 1905 pour neuf ans. Ainsi, lors de la mise sous séquestre, le respect du bail a permis le maintien de l’activité et du personnel d’enseignement. Pourtant, en 1910, l’administration demande O¶DQQXODWLRQ GX EDLO DX PRWLI TXH FH GHUQLHU VHUDLW © ¿FWLI ª HW XQLTXHPHQW GHVWLQp à éviter la mise sous séquestre, l’attribution revenant alors à la municipalité45. En 1911, le préfet sonde le maire de Luçon sur les potentiels usages scolaires que la ville pourrait en faire, selon l’article 7 de la loi de 190546. 42. Arch. dép. Vendée, 90 V 1, Dossier Richelieu, coupure de presse du Réveil Populaire, 23 août 1913. 43. « /RXLV &KDUSHQWLHU DUFKLSUrWUH &KDUOHV 5RXVVHDX GRFWHXU PpGHFLQ +HQU\ GX 0D\QDUG FKHI G¶HVFDGURQ GH FDYDOHULH HQ UHWUDLWH HW +HQUL 0HUODQG GH &KDLOOp SURSULpWDLUH ª 44. Anne Billy, Pierre Legal et Philippe Praud, /¶(QVHLJQHPHQW FDWKROLTXH HQ 9HQGpH 8QH LQVWLWXWLRQ GLRFpsaine, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2021, 271 p., p. 21. 45. Arch. dép. Vendée, 90 V 1, correspondance entre le cabinet du ministre des Cultes et le préfet, 16 juillet, 29 octobre et novembre 1910. 46. ,ELG , correspondance entre le préfet et le maire, 14 juin et 6 juillet 1911.
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