70 CVRH MATTEO HOUSSIN-MONELLO Cependant le projet d’annulation est suspendu près d’un an, le temps TX¶DERXWLVVH XQH SURFpGXUH MXGLFLDLUH LQLWLpH SDU O¶pYrTXH GH /XoRQ (Q H̆ HW Mgr Catteau ne s’est pas résolu à la perte d’une institution construite avec les IRQGV GHV ¿GqOHV YHQGpHQV HW D LQWHQWp XQH DFWLRQ HQ MXVWLFH SRXU REWHQLU XQ remboursement de 129000 francs. Après un premier refus, il échoue en appel auprès de la Cour de Poitiers, en janvier 1911, puis se pourvoit en Cassation, le 6 juin 1911, qui rejette son pourvoi un an plus tard47. Entretemps, la municipalité OXoRQQDLVH PULW XQ SURMHW QRXYHDX HQ YXH GH O¶D̆ HFWDWLRQ GHV EkWLPHQWV SOXW{W que d’utiliser des immeubles trop volumineux pour les besoins municipaux, elle propose de vendre l’Institution Richelieu, et de mobiliser le produit de cette vente SRXU FRQVWUXLUH XQH pFROH VXSpULHXUH GH MHXQHV ¿OOHV FH GRQW OD YLOOH PDQTXH48. Ce projet est dans un premier temps refusé par le préfet, qui y voit un moyen de redonner l’usage des lieux aux anciens locataires et menace de ne pas attribuer l’Institution à la ville. Face à la censure politique du préfet, le maire se livre alors à une défense du bien-fondé républicain de son projet, en soulignant qu’une enchère publique ne favorise en rien les anciens locataires, et en agitant la menace d’un déplacement du siège épiscopal conjoint à celui de l’Institution Richelieu. L’argumentaire est fortement politique : « Ce déplacement serait regrettable pour nous, il serait même fâcheux au SRLQW GH YXH SROLWLTXH &DU V¶LO HVW YUDL TXH OHV VX̆ UDJHV UpDFWLRQQDLUHV TX¶HQWUDvQH IRUFpPHQW DYHF OXL OH VLqJH pSLVFRSDO Q¶RQW DXFXQH LQÀXHQFH dans notre circonscription éminemment républicaine, il n’en serait pas de même à La Roche, aux Sables ou à Fontenay, où nos amis Daniel-Lacombe, Chailley et Veillet ne sont élus qu’à de faibles majorités. »49 L’argumentaire convainc le préfet, qui le défend lui-même auprès du miQLVWUH GH O¶,QWpULHXU FH TXL SHUPHW O¶DWWULEXWLRQ H̆ HFWLYH GH O¶,QVWLWXWLRQ 5LFKHOLHX à la ville de Luçon le 25 février 191350, et ouvre la voie à une vente aux enchères. L’adjudication a lieu le 10 septembre 1913 mais ne trouve pas d’acheteur. 47. ,ELG , lettre du directeur de l’administration des domaines au préfet, 15 juin 1912. 48. ,ELG , lettre du 26 juillet 1912. 49. ,ELG , lettre du 7 août 1912. 50. ,ELG , PV de remise par la direction des domaines à la ville de Luçon, 25 février 1913.
RkJQdWJsaXNoZXIy MzIzNjg2Mw==