Le CVRH

Présentation du Centre

Pierre Chaunu et François FURET lors de la créationdu CVRH à La Roche-sur-Yon en 1994.
Pierre Chaunu et François FURET lors de la création du CVRH à La Roche-sur-Yon en 1994.

Le Centre vendéen de recherches historiques a été fondé en 1994, à la suite d’un colloque universitaire international organisé l’année précédente à La Roche-sur-Yon, à l’occasion du bicentenaire de l’insurrection vendéenne. Impressionné par la qualité des débats avec un public nombreux et attentif, Emmanuel Le Roy Ladurie avait considéré que ce vivier ne devait pas rester en friche.

D’où l’idée de créer un organisme destiné à promouvoir les recherches sur l’histoire et le patrimoine culturel de la Vendée, sous la direction de l’historien Alain Gérard. Sous l’égide de l’université Paris IV-Sorbonne, dont il est partenaire au sein d’un Groupement d’intérêt public qui comprend également le Conseil départemental de la Vendée, le CVRH – présidé par Maurice Quénet – s’appuie sur tout un réseau de chercheurs, d’universitaires et d’érudits locaux, dont il accompagne les travaux.

Depuis août 2013, un directeur scientifique, Olivier Forcade (professeur à Paris IV Sorbonne), est chargé d’assurer la liaison entre le Conseil scientifique et le directeur du Centre. Il a notamment la charge de la réflexion sur les thèmes des colloques.

Le Conseil scientifique du Centre a eu pour premiers coprésidents deux historiens prestigieux, Pierre Chaunu et François Furet. Actuellement coprésidé par l’historien Jean-Pierre Bardet, professeur émérite à la Sorbonne, et le linguiste Pierre Rézeau, directeur de recherches honoraire au CNRS, il compte des universitaires et chercheurs représentant toutes les branches des sciences humaines liées à la recherche en histoire.

Les « Éditions du CVRH » publient de trois à cinq livres par an. Entre 1994 et 2013, une soixantaine d'ouvrages sont parus ou à paraître, portant sur l’ensemble de l’histoire du Bas Poitou et de la Vendée qui en est issue, du néolithique au IIIe millénaire : éditions scientifiques de mémoires ou documents inédits, biographies, actes de colloques, essais… La collection « Les Indispensables de Vendée » rassemble des ouvrages de simplification thématiques destinés au plus large public.

Le CVRH, associé à la Société d’émulation de la Vendée (fondée au XIXe siècle), publie également une revue scientifique annuelle, Recherches vendéennes.

Outre celui fondateur de 1993, cinq colloques scientifiques ont été organisés par le CVRH entre 1996 et 2008. Depuis 2012, le Centre organise des colloques annuels en partenariat avec l’Historial de la Vendée, autre grand pôle scientifique du département, sous le parrainage de la Sorbonne.

La direction du centre

  • Président :
    Maurice Quénet

     


  • Directeur :
    Yannis Suire

    Major de sa promotion de l’École des chartes, titulaire de deux doctorats, Yannis Suire est l’auteur d’une thèse sur le marais poitevin et de plusieurs ouvrages sur le même sujet publiés par le CVRH. Conservateur à l’Inventaire du patrimoine de la région Poitou-Charente, puis de la région des Pays de la Loire depuis 2017, il garde ainsi un œil sur une partie de son sujet de prédilection.

    Cette passion quasi exclusive, Yannis Suire l’explique par le fait qu’il a toujours eu le marais sous les yeux. Ses promenades l’ont conduit très jeune à vouloir en comprendre les paysages et le fonctionnement, plus tard à vouloir les expliquer.

    Ce père de famille a une devise : « La recherche n’en est toujours qu’à un stade provisoire. » Autant dire qu’il y aura encore beaucoup de livres sur le marais poitevin signés Suire.


  • Directeur scientifique :
    Olivier FORCADE

    On ne peut pas dire qu’il manque d’occupations : direction de thèses à l’université Paris IV Sorbonne, où il est professeur titulaire depuis 2008, direction des Presses universitaire des presses de la Sorbonne, direction de la Maison de la recherche de la Sorbonne… Et pourtant Olivier Forcade a fini par accepter une mission supplémentaire, à la demande de Barthélémy Jobert, le président de son université : la direction scientifique du Centre vendéen de recherches historiques. Ce n’est pas une sinécure, et il est résolu à l’assumer pleinement.
    Cet universitaire de 49 ans, béarnais et lorrain par son père, landais par sa mère, tient sa vocation d’historien d’un professeur de collège charismatique. Auteur d’une thèse sur la censure en France lors de la Grande Guerre, il est devenu un spécialiste reconnu de l’histoire des conflits à la suite d’une rencontre décisive avec l’amiral Lacoste, ancien chef des services secrets français. On ne compte plus ses ouvrages et articles sur le renseignement, les relations internationales, le milieu militaire.
    Ancien professeur à Saint-Cyr (« les derniers grands romantiques sont dans cette école », dit-il), administrateur du musée Leclerc à Paris et de l’Historial de la Grande guerre à Péronne, membre du conseil scientifique du comité de recherche historique du ministère de la Défense, Forcade a un objectif : faire du monde du renseignement – mal vu en France, à la différence des pays anglo-saxons – un sujet d’étude suivi à l’Université.
    Ce père de famille bon vivant, passionné de musique et de littérature, pour qui les orgues des églises gothiques du Béarn n’ont aucun secret, compte ajouter la Vendée, qu’il découvre, à ses centres d’intérêt.

L'équipe du centre

Catherine Blanlœil, Fabienne Buffet.

Le conseil scientifique

  • Co-Président : Jean-Pierre Bardet (professeur émérite à la Sorbonne), Pierre Rézeau (directeur de recherches honoraire au CNRS).
  • Comité d’honneur : Alain Besançon (membre de l’Institut), Pierre Chaunu (+), Georges Cesbron (professeur émérite à l’université d’Angers), François Furet (+), Raoul Girardet (+), Roger Joussaume (directeur de recherches émérite au CNRS), Emmanuel Le Roy Ladurie (membre de l’Institut), Yves Henri Nouailhat (professeur émérite à l’université de Nantes), Claude Petitfrère (professeur émérite à l’université de Tours), Jean Tulard (membre de l’Institut).
  • Membres : Reynald Abad (professeur à la Sorbonne), Jean Artarit (psychiatre des hôpitaux honoraire), Martin Aurell (professeur à l’université de Poitiers), Lucien Bély (professeur à la Sorbonne), Yves-Marie Bercé (membre de l’Institut), Jacques-Olivier Boudon (professeur à la Sorbonne), Marie-Thérèse Camus (professeur honoraire à l’université de Poitiers), Marie-Yvonne Crépin (professeur émérite à l’université de Rennes 1), Roger Dupuy (professeur émérite à l’université de Rennes 2), Robert Favreau (professeur émérite à l’université de Poitiers), Alain Gérard (ingénieur de recherches honoraire à la Sorbonne), Gaston Godard (maître de conférences à l’université Paris-Diderot), Olivier Guillot (professeur émérite à l’université Paris IV Sorbonne), Thierry Heckmann (conservateur général du Patrimoine), Françoise Hildesheimer (conservateur général du Patrimoine, professeur-associé à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne), doyen Pierre Yannick Legal (professeur à l’université de Nantes), Xavier Martin (professeur émérite à l’université d’Angers), Bernard Pacteau (professeur à Bordeaux-IV-université Montesquieu), Jean-Pierre Poussou (professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne), François Joseph Ruggiu (professeur à la Sorbonne), Mathias Tranchant (maître de conférences, université de La Rochelle).