Organisée par les Archives de la Vendée en partenariat avec le Centre vendéen de recherches historiques et la Société d’émulation de la Vendée

Renseignements : 02 28 85 78 00

ou colloque.vendee.etat@vendee.fr

Gratuit. Sur inscription

La Vendée occupe une place singulière dans l’histoire de France. D’une certaine mesure, la Vendée doit son existence à l’État depuis sa création par l’Assemblée constituante, aussi bien en tant que circonscription administrative que territoire social. Toutefois, très vite, pour tout le monde et pour longtemps, la Vendée correspond aussi à un autre territoire, bien plus large mais sans réalité administrative. Sa caractéristique est qu’on appelle communément ses habitants des « Vendéens ». Ainsi, bien avant les autres, un département a servi à désigner une population. Le présent colloque se donne l’ambition d’interroger cette idée largement répandue : celle d’une Vendée entretenant avec l’État un rapport singulier, marqué par une forte capacité d’autonomie, voire par une certaine distance à l’égard du pouvoir central. Mythe, réalité ou simple construction mémorielle, cette hypothèse invite à revisiter, dans le temps long, les relations entre un territoire, ses habitants, ses élites et les représentants de l’État.

Si l’histoire de l’État a fait l’objet de nombreux travaux depuis plusieurs décennies, les recherches portant sur les interactions concrètes entre l’État et les territoires demeurent plus rares, et celles consacrées à la Vendée restent fragmentaires. Pourtant, le cas vendéen semble offrir un terrain d’observation privilégié pour analyser les formes locales d’appropriation, de résistance, d’adaptation ou de coopération à l’égard des politiques publiques et des institutions, de la Révolution à nos jours.

À travers une approche croisant histoire politique, sociale, économique, institutionnelle et culturelle, le colloque entend mieux cerner les ressorts de cette éventuelle singularité vendéenne. Il s’agira d’en identifier les acteurs, les origines, les modalités d’expression et les variations selon les périodes et les espaces du département. Entre héritages historiques, poids des sociabilités locales, dynamisme associatif et entrepreneurial, sentiment d’appartenance et rapports aux institutions, la réflexion visera à mesurer la part d’exception, de continuité ou de recomposition dans les relations entre la Vendée et l’État.

Cette manifestation donne la parole aussi bien à des jeunes chercheurs qu’à des plus confirmés, universitaires ou non. Elle vise enfin à ouvrir des pistes de travaux futurs permettant de mieux connaître la place de la Vendée dans l’histoire nationale.