Yves-Marie BERCÉ

Yves-Marie BERCÉ

La Vendée l’intéresse à double titre, familial et scientifique. Ses parents étaient originaires de Vendée militaire. Peut-être est-ce ce qui l’a conduit à devenir l’un des meilleurs spécialistes de l’étude des soulèvements populaires à l’époque moderne ? Issu de l’École des chartes (qu’il dirigea de 1993 à 2001), ancien membre de l’École française de Rome, professeur émérite à l’université Paris IV-Sorbonne, Yves-Marie Bercé présente une impressionnante bibliographie, de son étude sur les « croquants et nu-pieds » à celles – parmi bien d’autres – sur les mentalités populaires de l’Ancien Régime ou sur la médecine préventive sous l’Empire et la Restauration… Autant de titres conduisant tout naturellement à faire partie du Conseil scientifique du Centre vendéen de recherches historiques. Il a organisé pour le CVRH un colloque sur les contre-révolutions, dont les actes sont parus sous le titre : Les autres Vendées. Les contre-révolutions paysannes au XIXe siècle.

Membre de l’Institut (il siège depuis 2007 à l’Académie des inscriptions et belles-lettres), cet homme affable à la prestance de diplomate vénitien – il est d’ailleurs passionné par la civilisation italienne – aime à dessiner et est grand lecteur de romans. Né dans le Bordelais, l’auteur de La Vie quotidienne en Aquitaine au XVIIIe siècle a également de solides connaissances œnologiques et apprécie les bons vins, « en toute sobriété » précise-t-il avec un sourire. Il s’attache à les comparer lors de ses voyages à travers le monde. Lorsqu’il était « visiting professor » à l’université de Minneapolis, il a fait découvrir à ses étudiants américains quelques grands crus de sa région natale.